De Saint Jacques à Porto, vers Notre Dame de Fátima

Une traversée tranquille…

Kêr Maï est reparti de Camariñas le 6 septembre en début d’après-midi, direction Porto ! Pour attendre son génois réparé, Exultet  est resté à Saint Jacques un peu plus longtemps et n’a quitté son port que le vendredi. Nous quittons le port au moteur, car le vent n’est pas très fort. Après un déjeuner délicieux préparé par Mathilde, nous réglons nos voiles : le vent a forci. Nous prenons 2 ris à la grand voile et sortons la moitié du génois. Mais le vent retombe vite, et nous devons rallumer le moteur. Le reste de la traversée, qui durera 29 heures sera calme. Nous pouvons contempler à loisir la mer, qui trace un cercle majestueux autour de notre voilier. Le vent hésite, cherche sa direction, les vagues se croisent, et s’épousent quand le mouvement de l’une inverse le mouvement de l’autre.

… Avec un nouveau rythme

Jean-Yves nous propose pour cette traversée un nouveau rythme de quarts. L’idée est d’en tester plusieurs, afin de trouver le bon rythme pour la traversée de l’Atlantique. Cette fois, nous veillons par deux ou trois, 2 heures toutes les 6 heures. C’est plus reposant. Après de beaux couchers de soleil, la lune se découvre, couchée comme dans un berceau. Nous admirons les étoiles et la voie lactée. La deuxième nuit, les deux voiliers se rapprochent. Nous naviguons côte à côte un temps, sans pourtant nous voir. C’est l’heure des premiers appels par VHF. Nous échangeons nos positions. Tout fonctionne, même si la portée des radios portatives n’est pas très grande. Pour les prochains quarts de nuit, nous préparerons une bataille navale radio. La nuit, les dauphins reviennent jouer dans l’étrave. Ils remuent le plancton autour d’eux, qui devient fluorescent : c’est magnifique ! Nous pouvons, mieux encore que de jour, admirer leur puissance. Un infime mouvement de queue leur permet de se propulser à une vitesse impressionnante.

Et un mouillage magnifique

Nous atterrissons au port de Porto (Porto Douro Marina) au petit matin, après un petit tour dans le chenal pour apprécier la ville toute colorée. Exultet, moins contraint par le courant, s’aventure à mouiller en face de la marina. Le soleil se lève et nous salue au-dessus du pont Dom Luís.

Exultet, au milieu du Douro

Anne-Laurence

 

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