Du Fort à la Pointe, n’oublions pas les Saintes

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A Pointe-à-Pitre, le 23 décembre 2018

Chère sœur,

J’espère que tu as eu mes dernières nouvelles de Martinique ! J’espère aussi que tout va bien chez vous en Métropole. Partis de Fort-de-France le samedi 18 décembre au soir, je suis désormais à la « capitale » de la Guadeloupe ! Il y fait chaud et humide à la fois, 30°C au zénith, quelques averses régulières. Les paysages sont proches de ceux de la Martinique et toujours aussi beaux ! Je laisse d’autres équipiers te conter cette dernière escale, je vais plutôt te raconter les jours passés de bateau et la petite parenthèse à l’archipel des Saintes.

J’ai été embarqué sur Exultet, le « bateau amiral » de la flottille, réunie – enfin – au départ de Fort-de-France. A l’issu d’un simple dîner – pâtes bolognaises – nous avons levé l’ancre et hissé la grand-voile. Comme lors de notre arrivée, c’est dans la nuit et aux lumières des phares et balises que nous quittons l’anse de Fort-de-France. Nous partons vers le Nord-Ouest de l’île. Il y a eu peu de vent, les Alizés étant masqués par les hauteurs de la Martinique. Ainsi, nous sommes passés de la voile au moteur régulièrement, avec un peu plus de moteur.

Côté équipage, Thierry toujours à la direction, 4 équipiers continuent à bord ; 6 nouveaux, 2 venant d’Estran, 4 venant de Ker Maî. Cette fois-ci beaucoup d’hommes, seulement 3 femmes. A noter, la venue d’un nouvel équipier ayant navigué sur le bateau français Embellie V attaché à Lorient, parti de la Trinité sur Mer. Luc participera aux JMJ avec nous et le diocèse de Bayonne, Oloron et Lescar.

Arrivés aux Saintes (Guadeloupe), nous découvrons un archipel au petit goût de paradis sur terre : eau cristalline, couleurs turquoise, collines verdoyantes et maisons aux couleurs chaudes. La succession de 3 attaches sur coffres nous a mené en plusieurs lieux.

D’abord au Bourg de Terre-de-Haut et sa petite Eglise, nous avons célébré la messe avec l’évêque de ce lieu, Monseigneur Jean-Yves Riocreux, en journée avec le personnel de l’archevêché. Certains équipiers ont marché vers le fort Napoléon fermé l’après-midi, arpentés le chameau (313 m), d’autres ont flânés dans les rues du Bourg, ont acquis quelques cadeaux pour Noël (la Nwel en kréole), d’autres ont encore exploré les fonds sous-marins – épaves, pains de roche, rivage.

Ensuite, nous nous sommes arrêtés à l’îlet à Cabrit – réserve naturelle et protégée – le temps d’une veillée sur la plage, de découvrir le vestige du fort Joséphine et ses habitants – chèvres, chats, poules – ou encore de côtoyer langoustes, poissons et lambis sous l’eau.

En troisième, les 3 bateaux se réunirent à nouveau à l’anse à Cointe pour rejoindre une deuxième fois le Bourg pour vivre la messe et une adoration inattendue.

C’est au matin du samedi 22 décembre que nous repartîmes vers la Guadeloupe – l’île papillon – au près serré, par 15 nœuds de vent, avec du soleil, de bons grains. Nous nous frayons un chemin dans les interminables algues « sargasmes », venant de loin, empêchant de pêcher à la traîne et qui fermentent sur les côtes Antillaises. L’arrivée à la marina du Bas-de-Fort en Guadeloupe nous a amenés à vive allure vers Noël et la venue de l’Emmanuel !

Joyeux Noël à toi, à bientôt,

 

Tristan

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