Le Cap Vert : des voiles blanches, un volcan noir et des plantes vertes

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« Soyez unis les uns aux autres par l’affection fraternelle, rivalisez de respect les uns pour les autres. », Romains 12, 9-11

A la veille du départ en transat, l’équipage a senti un besoin manifeste de vivre des moments d’unité et plus particulièrement de prière collective. La présence du père Guillaume a fortement contribué à combler ces attentes et à aider à préparer notre retraite en mer sur le plan spirituel. Un immense merci à lui pour sa disponibilité et son sourire.

Le père Guillaume, nous enseignant

« Quand on aime on est disponible », Cardinal Furtado du Cap Vert

Un premier temps fort fut vécu le 10 novembre à Praia où nous avons pu célébrer la messe dans la cathédrale avant de rencontrer le Cardinal Furtado. À peine rentré du synode des jeunes, il en faisait un compte rendu auprès des concernés. Quelle joie de chanter quelques chants à la Vierge avec nos frères et sœurs Cap-Verdiens. S’en est suivi un temps d’échange privilégié avec lui durant lequel nous avons pu lui poser diverses questions. Il s’est montré confiant quant à l’avenir de l’Eglise française, notamment grâce aux diverses communautés qui attirent les jeunes.

La rencontre avec le Cardinal

« Contre vents et marées, oser prendre le large »

Le dimanche 11 novembre fut sanctifié par plus de 40 nœuds de vent et d’immenses vagues. Si Ker Mai et Estran sont arrivés au mouillage à Fogo le matin après une nuit bien agitée, Exultet a fait durer le plaisir en arrivant en fin d’après-midi. Lors des retrouvailles pour la messe à bord d’Estran, les équipiers se racontent leur navigation riche en sensations et rebondissements : barre cassée, inaugurations en conséquence de la barre franche, piscine dans le cockpit… Jules, « bateau-stopper » fraîchement cueilli à Praia nous livre ses impressions : il lui semble avoir navigué avec des guerriers.

Le lendemain une journée de travaux s’impose à bord d’Exultet. Tandis que certains équipiers réparent la barre, démontent et remontent des winchs, d’autres parviennent à mettre le pied à terre pour une petite visite de la ville de San Sebastian, voire pour un petit tour de l’île en pick-up. La végétation est étonnamment luxuriante pour une île volcanique : goyaves, bananes, café, vin, oranges…

Le père Guillaume, nous enseignant

Excursion en pick-up à Fogo

Le 13 novembre nous embarquons tous dans deux picks-up à 6h du matin afin d’effectuer un « crapahut mythique » sur le volcan Fogo. Nous avions deux objectifs : gravir le volcan tous ensemble et y célébrer une messe. Le premier objectif n’a pu être atteint car nos chauffeurs ne nous ont pas déposé du côté le plus propice pour l’ascension. Seuls 4 irréductibles équipiers : Clémence, Alix, Henri et Rémi sont parvenus tout en haut après 6h d’ascension. Le gros de l’équipage a quant à lui célébré une messe avec une vue surprenante sur le cirque. Il a ensuite emprunté un sentier splendide pour redescendre jusqu’au village où nous attendaient nos taxis. Après avoir traversé un petit désert de roche volcanique, il s’est retrouvé dans une oasis d’eucalyptus et de lauriers, puis dans une mer de nuage. La dernière heure de descente dans le noir aura conféré un bon gout d’aventure et de dépassement de soi à cette journée.

“L’oasis” au pied du volcan

Mindelo, la transat approche

Après le petit mouillage à Fogo où nous étions 4 voiliers, il y a foule à Mindelo, on y sent une vibration bien plus cosmopolite ! Parmi ces tour-du-mondistes, nous rencontrons quelques français et belges qui se joignent à nous pour la messe quotidienne sur Estran. Avant que père Guillaume ne parte, les équipiers parviennent à partager un bon repas avec lui afin de discuter de l’organisation du dernier mois de pèlerinage après la transat. Nous n’avons aucun mal à trouver un consensus. Ce temps d’unité est aussi l’occasion de faire une petite soirée témoignage de foi. Certains équipiers ainsi que père Guillaume nous livrent leur chemin de conversion. On n’aura jamais fini de recevoir des uns et des autres.

Le port de Mindelo et ses nombreux bateaux au mouillage, dont Exultet ici à droite

Dimanche 18 novembre : journée spéciale

Aujourd’hui c’est le jour du Seigneur, mais c’est aussi l’anniversaire d’Aldric et le départ de Ker Mail ! On sort nos boubous et on se rend à la messe à la cathédrale. Henri et Manon nous font l’honneur de se faire remettre un scapulaire par père Guillaume, encore un beau moment de prière tous ensemble. C’est ensuite au tour d’Aldric d’être fédérateur de chant collectif mais cette fois il ne s’agit plus de chant à la Vierge, cela ressemble plus à « Joyeux anniversaire, nos vœux les plus sincères ». Notre benjamin prend du galon et se fait offrir un cadeau « home made » par les équipiers : on sait combien il affectionne les marcels. Les siens, customisés avec des chutes de tissu wax de Dakar sont d’un raffinement sans égal !

L’anniversaire d’Aldric

« Au revoir Ker Mai que le Seigneur te protège sur la route ou veillera ton ange, que la Vierge te montre le chemin des Antilles où nous nous retrouverons demain »

Ker Mai est parti, en hissant sa belle voile à la Vierge devant le reste de la flottille qui partira à son tour après un dernier mouillage à Tarrafal.

Le départ de Kêr Maï

Blandine

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