Une première expérience de la voile sur Exultet !

Une belle navigation racontée par Marie-Charlotte :

Le grand départ maritime pour les JMJ approchant à grands pas, la néophyte que je suis en matière de voile devait tentait une première expérience, qui sera suivie ultérieurement par le reste de l’équipage.

À bord d’Exultet, accompagnée par son skipper Thierry ainsi que d’autres marins, nous sommes partis de Cherbourg la semaine de l’Octave de Pâques en direction des Îles anglo-normandes.

Exultet en approche des îles

Nous avons fait escale à Alderney (ou Aurigny en français) où nous avons passé la journée, le BMS (Bulletin Météorologique Spécial) ne nous permettant pas de prendre la mer ce jour-là. Nous avons eu la joie d’aller à la messe avec les sœurs de l’île qui nous ont accueillis chaleureusement avec de bons chocolats de Pâques ! Une bonne pizza à la pâte très fine nous a calés au déjeuner. Puis nous avons fait une belle promenade autour de l’île pour nous dégourdir les jambes et découvrir cette réserve naturelle de Fous de Bassan entassés sur deux rochers, devenus tout blanc par leur nombre.

Une seconde escale nous a permis de naviguer entre deux petites îles côte à côte Sercq et Brecqhou. La seconde étant la propriété privée d’un milliardaire y vivant dans son château avec ses domestiques, l’accès y est interdit. Nous sommes donc descendus sur Sercq où nous avons contemplé Exultet d’en haut.

Thierry redescend en admirant son voilier

Ces escales sont très appréciées car, évidemment en tant que moussaillon, le mal de mer ne m’a pas épargnée le premier jour. Regarder l’horizon et bien manger sont la solution ou alors se reposer à l’arrière confortablement… Mais le mal de terre veille également au retour sur la terre ferme, les murs tanguent, la tête tourne, les jambes flageolent !

Dès le premier jour, Thierry me met à la barre pour m’entraîner à sentir le bateau, observer l’horizon, maintenir le cap, vérifier le faseyement de la voile, contrôler la vitesse et la profondeur, prendre de la vitesse, virer de bord…

Tant de vocabulaire, jusqu’ici inconnu, avec lequel je devais me familiariser : choquer, border, abattre, lofer…, le nom des voiles (Grand-voile, la Trinquette, le Génois), les aussières et autres utilisations…

Puis, est venu l’apprentissage des nœuds d’amarrage ou de maintien des bouts : 1 tour mort et 2 demi-clés, nœud de chaise, nœud de cabestan, nœud plat, nœud de huit, nœud de pêcheur… qu’il faudra que je révise pour les faire de plus en plus vite et sans réfléchir.

Ce furent quatre belles nuits à nord bercée par le roulis et le crissement des aussières, l’estomac bien rempli, bien couverte, pour récupérer des ces quelques heures par jour de navigation. Faim, froid, « foif », frousse, fatigue sont les F à éviter pour parer le mal de mer.

Cheveux au vent, visage éclaboussé par les vagues, voilier entraîné par le courant, les joies de la navigation (cf. vidéo) : hissez la grand-voile, prête à faire cap sur Panama !

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